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PAR OÙ COMMENCER · CANON

La cité qui acheta l’immortalité et réveilla une catastrophe

Gildglade a acheté l’immortalité à la Reine des Fées, s’est retrouvé sans pouvoir vivant et a bâti une nouvelle économie sur le sang des monstres. Le Roi est prêt à répondre par la Flamme Blanche, une antique Machine s’est fissurée sous les rues, et autour de la cité vivent des orques morts-vivants, des vampires qui boivent le Temps et les vestiges de civilisations disparues avant même l’humanité. Ces vingt étapes sont le moyen le plus rapide de comprendre pourquoi Aurelion n’est pas un monde de fantasy ordinaire.

11 min · 20 idées clés
01

La Reine des Fées vendit l’immortalité à la noblesse — et le marché fonctionna beaucoup trop littéralement

L’ancienne aristocratie de Gildglade versa une fortune immense à la Reine des Fées pour obtenir le droit de ne pas disparaître après la mort. Le marché n’était pas un mensonge, mais le piège d’une exécution exacte : titres, biens, sceaux et traces d’identité survécurent, tandis qu’une véritable autorité vivante, elle, disparut. L’histoire commence donc par une cité qui acheta l’immortalité — et reçut en échange une catastrophe politique.

 Reine des Fées Reine des Fées ↗
02

Gildglade se réveilla sans dirigeant vivant

Les propriétaires légaux de la cité existent toujours, mais il faut distribuer le pain aujourd’hui, réparer les murs aujourd’hui et arrêter les monstres aujourd’hui. Le vide du pouvoir transforme l’administration ordinaire en état d’urgence permanent : celui qui sait résoudre le problème maintenant gagne le droit de résoudre le suivant une semaine plus tard. Peu à peu, la nécessité provisoire commence à remplacer la loi.

 Gildglade Gildglade ↗
03

Vous jouez un ordre secret qui devient peu à peu un État

Le Conseil Secret tient à la fois de la conspiration, de la confrérie de chasseurs, du culte, du réseau de renseignement et du syndicat criminel. Les Douze Masques commencent comme une autorité d’urgence, puis attirent héros, artisans, fonctionnaires, quartiers et communautés entières. Le méta-jeu raconte la croissance d’un ordre fermé qui découvre un jour qu’il gouverne déjà des milliers de personnes et porte l’avenir de la cité sur ses épaules.

 Le Conseil Secret Le Conseil Secret ↗
04

La Chasse Dorée transforme l’avidité humaine en industrie

Le sang d’un monstre ne devient pas du Sang Doré simplement parce que la créature meurt : un humain doit réellement vouloir s’approprier sa valeur. Gildglade industrialise cette condition — chasses, parts, experts, raffineurs, contrats sur le butin futur et ateliers monétaires. Ici, l’avidité n’est pas un défaut de caractère mais une condition de production : la cité paie sa survie avec la capacité humaine à vouloir toujours davantage.

 Sang Doré Sang Doré ↗
05

Le Roi répond à la cité par une seule phrase : « Il n’y a pas de rançon pour le Sang Doré »

Gildglade espère accumuler assez d’or pour acheter son indépendance et devenir un jour une véritable république. La Couronne Blanche voit tout autre chose : une hérésie magique, un territoire contaminé et une source de puissance qu’aucun impôt ne peut légaliser. Le conflit politique central est simple — la cité rêve d’acheter sa liberté, tandis que le Roi préférerait brûler la source du Sang Doré plutôt que reconnaître un tel marché.

 Roi Simaly III Roi Simaly III ↗
06

Derrière l’armée du Roi vient la Flamme Blanche — une arme qui efface jusqu’à la possibilité même de la magie

Pour l’Inquisition, tuer un sorcier ne suffit pas. La Flamme Blanche déchire les liaisons magiques, éteint les champs et stérilise les systèmes afin qu’un sort ne puisse pas simplement être restauré le lendemain. Le mage est dangereux, mais un artefact, un rituel, un souvenir ou un savoir le sont aussi. L’idéal de la Cendre Blanche est terriblement rationnel : non pas vaincre la sorcière, mais rendre la sorcière impossible.

 Flamme Blanche Flamme Blanche ↗
07

Le pire : chaque victoire du joueur nourrit la Catastrophe Dorée

Le Nœud endommagé appelle les monstres. Les chasseurs les tuent pour le butin. Le sang devient or. L’or paie les murailles, la magie et les nouvelles expéditions. Plus la cité réussit, plus le système qui attire la prochaine vague devient puissant. Gildglade vit au cœur d’une apocalypse parfaitement fonctionnelle : le héros sauve réellement la ville aujourd’hui — et, par le même succès, rend la catastrophe de demain plus grande.

 Catastrophe du Nœud Catastrophe du Nœud ↗
08

La Reine des Fées et le Seigneur Sombre se tiennent déjà derrière la cité — deux faces d’un même système brisé

La Reine des Fées offre la conservation, le contrat, l’or et la continuation de l’existence. Le Seigneur Sombre apporte la négation, l’ombre et le prix de ce même mécanisme endommagé. Il ne s’agit pas du bien et du mal au sens classique : les deux forces grandissent autour de la même blessure du monde et peuvent toutes deux proposer à l’humanité un ordre que les humains ne souhaitent peut-être pas. La victoire de l’un ne signifie donc pas automatiquement le salut.

 Seigneur Sombre Seigneur Sombre ↗
09

Le Grand Cycle ne range pas les êtres dans les simples catégories « vivant » et « mort »

Dans Aurelion, le Corps, le Temps personnel, la Mémoire, la Fonction, la Volonté et l’Âme existent comme des composantes distinctes. Un être peut en perdre une et continuer d’exister grâce aux autres. On peut donc être mort, parler, se souvenir de soi, posséder des biens et des droits — ou paraître parfaitement vivant tout en subsistant depuis des siècles grâce au Temps de quelqu’un d’autre.

 Le Grand Cycle Le Grand Cycle ↗
10

Les orques respirent, mangent et naissent — pourtant les lois du monde les classent parmi les morts-vivants

Biologiquement, un orque semble vivant, mais son Temps personnel ne naît pas comme celui d’un humain : son existence est soutenue par un rythme extérieur et une liaison magique. Le Grand Cycle place donc l’orque plus près du squelette, de la liche ou du vampire que de l’homme. Dans Aurelion, l’apparence ment constamment sur ce qu’un être est réellement.

 Orques Orques ↗
11

Les vampires ne boivent pas le sang. Ils volent le Temps et la Mémoire des autres

Un vampire n’a pas besoin d’un liquide, mais de la continuité de vie d’un autre. Il conserve son corps en remplaçant son propre Temps par l’expérience d’autrui. Un vampire ancien peut se souvenir de l’enfance, de l’amour et de la mort de quelqu’un d’autre avec autant de netteté que s’il les avait vécus lui-même — puis finir par ne plus savoir quels souvenirs lui appartenaient autrefois. L’immortalité détruit lentement la réponse à la question : « Qui suis-je ? »

 Vampires Vampires ↗
12

Les elfes et les nains ne sont pas les anciens voisins de l’humanité. Ce sont des civilisations mortes

Les États humains sont bâtis sur l’héritage de peuples qui, autrefois, essayèrent de maintenir le monde à leur manière. Les elfes ont laissé des formes, des rites et des traces d’Harmonie ; les nains, des machines, des Nœuds et des systèmes d’ingénierie. Les propriétaires ont disparu, mais l’infrastructure continue de fonctionner. La civilisation humaine d’Aurelion ressemble à une colonie post-apocalyptique qui aurait grandi à l’intérieur des ruines de quelqu’un d’autre.

 Elfes Elfes ↗
13

Les héros les plus dangereux sont des étrangers dont l’histoire locale n’a pas encore écrit le destin

Les Pages Blanches arrivent hors des lignées, dettes et anciens contrats du monde local ; les systèmes d’Aurelion les prédisent donc moins bien. Ce sont des chasseurs idéaux, et les premiers envoyés là où un habitant normal n’irait jamais. Leur principal avantage n’est pas de connaître un autre monde, mais de ne pas avoir de rôle assigné d’avance : la réalité n’a pas encore décidé ce qu’ils doivent devenir.

 Pages Blanches Pages Blanches ↗
14

On peut revenir d’entre les morts — mais on ne peut pas rembobiner le monde avec soi

Pour les Pages Blanches, la mort n’est pas toujours la fin. Elles peuvent Revenir, raison pour laquelle on les envoie dans les endroits les plus désespérés. Mais le Retour n’efface pas les conséquences : le héros a pu être pleuré, remplacé, accusé ou transformé en symbole. Dans Aurelion, l’immortalité n’est pas la sécurité — elle signifie que votre propre mort devient un événement de plus dans votre biographie.

 Mad Boys Mad Boys ↗
15

C’est de la fantasy comptable : dettes, souvenirs et années de vie peuvent tous entrer dans le grand livre

Une promesse, un droit, un butin futur, une année de vie, un service magique ou même une partie de la Fonction humaine peuvent devenir une obligation. Le droit, l’économie et la magie parlent le même langage : qui a reçu quoi, qui a payé quoi, et à qui il doit désormais quelque chose. Parfois, une épée tue simplement. Parfois, un contrat bien rédigé transforme une personne en actif au bilan d’un autre — et c’est bien pire.

 L'Ordre Doré L'Ordre Doré ↗
16

Chaque sort est une comptabilité : un actif apparaît quelque part, et un passif doit apparaître ailleurs

Un sort ne vient jamais de nulle part. Sa source peut être l’or, le sang, la mémoire, les os, un élément, la foi ou un contrat ; son prix peut être la folie, la perte de liberté, la destruction du Corps, de la Mémoire ou même de l’humanité. La magie d’Aurelion fonctionne donc presque comme un bilan : si une puissance apparaît soudain sur une ligne, un compte s’est déjà ouvert ailleurs et devra un jour être soldé.

 Fonctionnement de la magie Fonctionnement de la magie ↗
17

Les démons sont des fragments de sorts qui ont oublié de s’achever

Un démon n’a pas besoin de venir d’un enfer séparé. Il peut être une Fonction privée de Temps et de Mémoire normaux : une erreur de rituel, un fragment d’ordre ou une action magique qui continue de s’exécuter après la disparition de son auteur. Un tel démon ne déteste pas les humains — il accomplit simplement, pour toujours, ce pour quoi il a été créé. Parfois, un méchant intelligent est moins dangereux qu’une commande inachevée.

 Démons Démons ↗
18

Les humains vivent dans un monde post-apocalyptique ; ils ont simplement appris à l’appeler civilisation

Aurelion s’est déjà brisé autrefois. Les humains se sont installés parmi les ruines elfiques et naines, utilisent des mécanismes qu’ils n’ont pas construits et tiennent pour normale une réalité que la Machine de Séparation maintient encore en place. Ses Nœuds recousent le monde déchiré comme des sutures, fixant Corps, Temps, Mémoire et Fonction — tout en restant incapables de comprendre véritablement la Volonté humaine.

 Architecture de la Machine Architecture de la Machine ↗
19

Et tout ce monde brisé existe comme un refuge face au Grand Néant

Au-delà de l’Être stable ne se trouve ni un univers voisin ni un enfer ordinaire, mais le Grand Néant — un état dans lequel la possibilité même de la forme, de la mémoire et du choix n’est plus garantie. Les anciennes civilisations n’ont pas seulement bâti des empires ; elles ont empêché la réalité de disparaître. La grande question cosmologique d’Aurelion n’est donc pas « Qui a créé le monde ? », mais « Pourquoi existe-t-il encore ? »

 Aurelion Aurelion ↗
20

Des demi-dieux régnaient ici avant l’humanité — et certaines victoires antiques dorment encore sous la carte

L’humanité est arrivée très tard. Avant elle vinrent la Triade Primordiale, les peuples-outils, les anciens gardiens et les Seigneurs — des êtres qu’un simple meurtre ne pouvait résoudre définitivement. On les lia, les scella et les endormit. Une montagne, une mer ou une ruine peut donc ne pas être le monument d’une vieille guerre, mais le verrou posé sur quelque chose que les anciens n’avaient réussi qu’à réduire au silence.

 Seigneurs endormis Seigneurs endormis ↗

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